|
4.12.2007 I
Actualité I C07-026
CDF - Chrétiens Démocrates
Fédéraux
COMMUNIQUE DE PRESSE
Manifestation syndicale
nationale
Pour défendre le pouvoir d’achat et notre
modèle social, les syndicats appellent à manifester ce samedi 15 décembre à
Bruxelles. Les syndicats tentent ainsi de relayer les craintes d’une partie de
plus en plus large de la population face à la flambée des prix de l’énergie, de
l’alimentation et du logement. A côté de cela, des politiciens qui ne
parviennent pas à s’entendre, qui étalent leurs différents et leurs exigences à
la une des médias … à mille lieues des préoccupations de la population ! Un
tableau lamentable, un manque manifeste de sens de l’Etat. C’est la raison pour
laquelle le CDF (Chrétiens Démocrates Fédéraux) appuie cette démarche
d’interpellation forte sur le thème de la solidarité, solidarité soutenue
d’ailleurs par de nombreux Flamands .
Avec des nuances néanmoins en ce qui
concerne l’ensemble des critiques syndicales et le jugement de valeur global
posé sur la composition et le programme de ce qui pourrait ou aurait pu être le
projet d’un gouvernement de type orange-bleu ou assimilé. Un programme où, selon
le CDF, n’était certes pas absente une volonté politique de dynamiser l’économie
du pays et donc d’augmenter le PIB, non pas au seul bénéfice des entreprises ou
de leurs actionnaires, mais avec des retombées favorables en terme d’emploi et
donc de pouvoir d’achat.
Cependant, la quasi totalité des partis
politiques, au nord comme au sud, alors qu’ils clament que leur priorité est
soi-disant socio-économique, joue un tel jeu électoraliste de copinage ou
d’exclusives envers telle ou telle formation de sa communauté, une recherche à
court terme du pouvoir pour sa formation ou pour son leader (poste de premier
ministre, tel ou tel portefeuille), qu’aucun accord ferme et solide ne semble
encore en vue. Ce qui est inacceptable pour une population qui vit d’autres
préoccupations au jour le jour.
Les deux raisons fondamentales pour
lesquelles le CDF soutient cette manifestation, - comme il soutient la pétition
« Sauvons la solidarité » (100.000 signatures) -, non seulement syndicale mais
plus largement aussi citoyenne, sont les suivantes.
Premièrement, il s’agit pour le CDF de
maintenir la pression sur le monde politique afin que celui-ci mette désormais
de côté les enjeux purement électoralistes et s’attaque à la formation d’une
équipe qui va rapidement aborder les problèmes que vivent les gens, analyser la
situation économique, les conséquences sociales, l’élaboration du budget et va
redonner confiance aux investisseurs. Cette équipe-là gagnera vite en retour la
confiance de l’électorat !
Deuxièmement, les Chrétiens Démocrates
Fédéraux rejoignent ici pleinement une des revendications fondamentale du monde
des travailleurs, qui est le maintien d’une politique de l’emploi et d’une
sécurité sociale fédérale. Pour le CDF, la solidarité interpersonnelle est une
des grandes valeurs de notre société, qui ne sacrifie pas tout à la réussite
économique, mais contribue également au bien être du plus grand nombre, sans
oublier ceux qui vivent des difficultés. Le repli sur soi d’une région par
rapport à une ou deux autres, le risque de concurrence exacerbée et de fossé
économique plus large entre elles par des réglementations sociales ou fiscales
différentes ne sont pas acceptables dans un Etat fédéral qui se veut solidaire
et où tous contribuent à la richesse et au bien-être des concitoyens. Plutôt que
la régionalisation, le CDF plaide pour davantage de responsabilisation des
régions !
Le CDF appelle tous les acteurs
politiques, au Fédéral et avant tout en Wallonie et à Bruxelles, à gérer les
fonds publics et de solidarité avec une plus grande responsabilité et la volonté
réelle de prendre les mesures nécessaires pour dynamiser le monde des
entreprises, pour stimuler l’emploi créateur de richesses.
En ce qui concerne la solidarité
interpersonnelle, le CDF constate que celle-ci passe pour une grande part par
des organismes, les CPAS, qui n’ont pas suffisamment les moyens d’une politique
imposée au niveau fédéral. Le CDF plaide donc pour que la politique des CPAS
soit fédéralisée, afin que le niveau de pouvoir décideur soit aussi celui qui
supporte les coûts, les charges de la mise en œuvre de sa
politique.
Sans cette démarche responsable et en
dernier ressort, la seule thérapie de choc qui serait sans doute à terme
salutaire pour tous selon le CDF serait celle, effectivement, d’une scission de
la politique de l’emploi, afin que les acteurs politiques soient confrontés à la
réalité économique et budgétaire de leur région et finissent par adopter les
mesures économiques et sociales qui incombent dans les limites des moyens
disponibles. En dernier ressort seulement, parce que dans un premier temps ce
serait les plus faibles qui paieraient pour une mauvaise gestion politique, mais
surtout parce que pour le CDF le principe de solidarité responsable doit être la
pierre angulaire de notre modèle socio-économique.
|